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Zone supramentale

Cette page n’admet normalement pas de traces d’activités mentales. Cette page est un symbole, et c’est déjà un symbole de trop, du genre de ceux dont les enfermements se construisent… Mais vous êtes des voyants, et devant vous… je devrai me taire… mais je me trahis pour que vous puissiez faire ce que je ne sais pas encore faire… Nous supposons une capacité de voyance, qui émerge du bruit de fond du mental, en nous découvrant dans cette aventure pleine d’erreurs et de réussites. Elle n’est pas faite de paroles et d’images, il faut pourtant la chercher par le corps. Il faut qu’il en soit ainsi, il faut errer dans le corps en miroir, en faire un refuge ou une cachette, un monstre ou un ami, une élévation ou une chute, une machine qui fonctionne comme cet ordinateur ou un songe sans avenir. Il faut se servir du mental ou le subir, faire de la vie une belle et agréable chose, ou un enfer insupportable. Il faut payer les fautes des autres ou les oublier. Le  monde pèse, cela vient de soi et de chaque point du monde cela tombe sur nous et pose une question destabilisante. Pourquoi ne savons-nous pas à l’avance comment agir ? Pourquoi ensuite nos erreurs et cette peine à vivre ? Pourquoi être jeune et vieillir, être sain et tomber malade, aimer ou haïr, agir ou ne pas agir, faire quelque chose ou rien, douter, croire, avoir peur et honte aussi, se chauffer ou exploser, vivre dans des cachettes d’imaginaire et créer des monstres ou des dieux bienveillants, et aussi des représentations pour la folie et la raison ? Pourquoi les autres et ce qu’ils font de leurs mondes nous conditionnent et souvent nous font souffrir ? Pourquoi c’est comme ça ? Pour que nous puissions nous séparer de tout cela qui n’est pas satisfaisant et qui s’entretient au contact des autres mentalités ? Ah bon ? Mais pour quoi encore ? Pour ne pas ressembler à ceux qui sont enfermés  mais qui servent à cet effort comme si nous étions un seul et même élan ? Et pourquoi cet effort ? Parce que la lourde erreur et la légère vérité sont les accoucheurs de ce qui vient ? Parce que le mental doit enfanter quelque chose d’autre sur cette planète ? Parce que l’homme évolue et qu’il n’est pas une fin mais un moyen ? Et parce que nous chutons tous dans le mental, et parce qu’il n’y a rien à regretter dans cette belle aventure ? Il me semble qu’il n’est pas possible de se satisfaire définitivement avec les mots du mental, car ils sont liés à des corps changeants et solitaires. Les œuvres de la vie ne sont pas une collection d’objets sur lesquelles le désir mentalisé peut agir. Dans le monde au-delà du mental le voyant s’offre comme enjeu. Mais alors pourquoi ai-je parlé, comme si je n’étais qu’espoir de mental ? J’ai envie de chuter, je n’ai pas d’excuse. Nous devrions essayer de « communiquer » autrement que mentalement, tourner nos capacités sensibles de toutes nos forces et sans schéma mental vers cela seul qui apaise et que chaque voyant doit trouver. Pour chacun c’est la réponse spécifique à la question qui lui est posée, et que lui seul expérimente très âprement, et que lui seul peut porter plus haut et plus fort que le cri de verbe le plus puissant. Sous le regard de ces deux accoucheurs, l’erreur et la vérité, ce que nous faisons du mental s’expose à la naissance ou la patience dans les limbes. Sous forme d’interrogations. Moi j’ai parlé de brillance en extrapolant le sentiment d’amour extincteur du mental ? Moi j’ai parlé  d’individualités  à plusieurs point de vue conscients ? ( je ne serais pas seul, mais 1/x ièmes de regards simultanés de corps différents dans une bulle d’espace où la distance n’est pas séparative, avec les coïncidences de matière qui paraphrasent les visions) . Mais qu’est-ce que j’ai vécu réellement ? Ma véritable pensée est mon comportement, et en avoir conscience ne pourra pas se faire mentalement. Il est impossible de renier les expériences du mental, vous en faites ou en ferez l’expérience si vous êtes capable d’évolution. La vérité et l’erreur sont mêlées dans l’union de notre plus haut tourment et notre plus haute félicité…  je devrai me taire… mais je me trahis pour que vous puissiez faire ce que je ne sais pas encore faire…