Début des mondes liés

Quand la pensée éteint les pouvoirs, la terre est faite de nombres
Le nombre des êtres du faux est cette terre où l’Unique s’indiffère

Mon Dieu-dormant rêve des fragments d’actions conscientes de mondes liés
Ils restent sur cette terre les liens des mondes qui sont sortis de ce qui fut

Ici l’ignorance veille Sa blessure d’infini par une déchirure séparant tout et rien
J’y vois une boucle vibrante d’obscurité et de lumière et un sacrifice insensé

Le monde lié dépasse les volontés divergentes comme l’île de l’océan
Si la Totalité repose dans ma finitude, ma pensée ne peut pas le créer

Je vois des actes jetés dans le ciel par la force de l’espoir ou du désespoir
Des pierres trouant le ciel d’autres pensées, même si le ciel est vide

Il ne reste de ces ardeurs qu’un murmure dans chaque coin de réalité
Et les larmes que la beauté arrache aux yeux remplis de visions de paix

Ils se sont créés eux-mêmes, ceux qui ont répondu au vide pour rien
Affolé de son éternité, la Totalité ne pouvait se calmer qu’en eux

Il y a un libre choix effrayant qu’une attention insoutenable a laissé tomber ici
C’est un manteau de lumière de l’infini affolé, sa vêture transfigurant les corps

Les murmures sans échos du sublime sont aussi les liants du monde
J’essaye de les préserver dans mes actes malgré une volonté vacillante

La beauté revient dans l’apparence qui n’a pas été sacrifiée aux faux pouvoirs
Ceux-là restent la base décomposée et fertile d’une part du corps de la réalité

La pensée contredit toutes ses certitudes éteignant le feu des sens
Car la vérité est la part du monde que les sens du corps augmentent

Quand l’ardeur du créateur a décidé les liens dans les êtres des choses
Il n’est plus pour lui de limitations incontournables dans des temps absolus

Si l’existence trouve un monde lié, résultat dans le temps des beautés oubliées
C’est une lumière dans une nuit patiente, nos dons d’unité au Dieu-dormant

Ce sont ces regards sublimes qui ont répondu au vide qui m’interrogent
Je dois répondre que c’était des cadeaux, et que j’en ferai aussi pour rien

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