LE POUVOIR DIVIN

 

Je suis capable de… penser ?

Seul le mal peut se plaindre du mal et le bien est toujours à l’extérieur de ce qui semble bien. L’ignorance a autant de beauté que la connaissance, leurs existences grandissent dans un inévitable foisonnement d’objets. Le monde dont l’existence se sépare et s’affirme est déchiré fatalement dans toutes les guerres. Le monde n’a de paix que par la défaite du mental interprétatif, celui qui veut écrire son bien avec son mal pour effacer son mal. La défaite du mental est l’élan vers l’existence d’un nouveau genre humain avec de plus grands pouvoirs.

Je suis capable de… conscience ?

Tout imprévu est goût d’hallucinations dont le mental traduit et éclaire un chemin vers la possession du monde. Si je peux exister sans visualiser les mêmes envies et les mêmes dégoûts en pensant, c’est que derrière mes habitudes je les ai faits amers et empoisonnés pour mon plus grand bien, mais si je fais une telle division dans le monde, l’illusion commence avec la sacralisation de mon choix.

Je suis capable de me ressentir comme manquant

Tout ce qui est ignoré, toute la cohérence manquante en pensée et en actes avec le reste du monde n’est pas trouvable par l’exercice du mental ou du corps dans son plan d’existence. Quand le mental dit « Je dois », il ne sait pas ce qu’il est et ne peut pas le savoir, donc ne sait pas ce qu’il doit faire. La connaissance n’est pas modifiable dans un plan d’existence, toute connaissance est intuitive et est contenue dans ce plan d’existence. Le passage d’un plan d’existence à l’autre dépend de la profondeur à laquelle le mental décide de s’oublier en plongeant dans un réel qui n’exige rien, puis de remonter dans le monde de ses actes, où il décide ou non d’un effort par son discernement. Cette plongée dans la non-exigence lui fait découvrir un autre système de relations entre sa conscience, ses actes et les imprévus rencontrés. Ainsi s’établissent une stabilité d’existence physique, une réalité de conscience plus persistante, mais elle ne peut pas être l’anéantissement du ressenti du manque qui l’a fait. Cette activité évolutive fait que le transcendant n’est pas à l’extérieur du monde, que Dieu demande aux hommes de Le pardonner pour ce qu’Il fait du monde dès que l’homme lui demande pardon pour ce qu’il fait. Ainsi l’homme et a un sens par sa capacité à avoir des pouvoirs, indépendamment des illusions qu’il se forme sur son devoir, qui ne peuvent être que des visualisations de ressentis anticipées. « Je peux comme je suis » est plus capable honnêtement que « Je peux comme je dois », car alors dans ce dernier cas « pouvoir » est un « devoir », et l’existence patiente au-delà d’un mental.

Je suis capable de me ressentir comme possédant

Si l’onde d’existence devient miroir par la conscience pour fabriquer des objets et du temps et de l’espace, c’est aussi pour faire des choses dans cette conscience. Pour faire des formations psychiques comme des pouvoirs et des devoirs, comme la connaissance et l’ignorance, comme le plaisir et la souffrance. Et il a parlé par habitude celui qui voulait détourner le regard du désir et de l’aversion dont se colorent les œuvres, mais il est resté dans son bien et dans son mal totalement uni à ce Pouvoir des conversions sous son regard, de la matérialisation des particules rencontrées à toutes les métamorphoses. Ainsi est le Pouvoir de l’existence unique et heureuse passant au-dessus et au-dessous de l’homme, et parfois à son niveau. Si le monde de mes observations se remplit de détails sensitifs, c’est pour me montrer ce Pouvoir d’observer à l’extérieur de mon mental, et ceci est le ressenti du plus grand Pouvoir en même temps que de l’existence individuelle. Tout vient de ce « Moi », qui est capable ou non de changer sa réalité. C’est lui qui la construit ou la défait, il a inconsciemment le pouvoir de décider de ses pouvoirs, qu’il peut objectiver consciemment comme n’importe quel contact de l’onde qu’il a antérieurement matérialisé. Le mental est ainsi fait de capacités obscures et lumineuses, qui le divisent ou l’unifient, qui matérialisent ses observations en actions et en imaginations. L’individu multiple découvre l’existence unique en matérialisant sa capacité à avoir des pouvoirs dans la gamme d’expériences oscillant de l’erreur à la vérité, du non-être à l’être, de l’instabilité manifestée à la stabilité manifestée, et cette capacité est le Pouvoir divin et elle le satisfait.

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