Antonin, ou la conversion de l’onde en miroir

 

Le mental lumineux s’occupe à produire de l’existence
La faute de pensée lui est connue, la vérité aussi
Ce mental lumineux se sait le cône émergent d’une base infinie

Le corps-mental jouit de savoir jouir ou bute contre les actes
Sa faute de pensée est de visualiser l’existence d’un non-être
Sa vérité est l’énergie formée par le barrage de ses fautes

De la faute à la vérité, le champ de conscience traverse entier nos durées
De la pointe aigüe du mental de certitudes et de ses manifestations non-liées
Jusqu’à la base inexprimable de son existence et de ses manifestations liées

Un acte n’est pas un objet, la volonté d’agir n’est pas la copie d’un objet
Une idée a ruisselé sur la pointe d’un mental comme énergie d’une illusion
L’estran de l’univers s’y montre et s’y cache comme les liens entre le clair et l’obscur

Le champ de conscience est celui de la base infinie, chaque pointe est une matérialisation
Sur l’estran un promeneur terrorisé ramasse des coquillages et désire la platitude de l’océan
Son non-être est une obstination, son monde est son feu et sa lumière ruisselle vers l’existence

Il est délicieux de pouvoir agir sans limitations, de connaître beaucoup les manifestations
Mais c’est un délice d’agir que la conversion ne peut pas connaître sans limitations
L’existence sur la pointe bute sur toutes, celle de la base arrête le temps avec un seul délice

Une manifestation est une continuité inscrite dans l’épaisseur d’un cône, du non-être à l’être
Le mental lumineux peut juger du sens de ses actes par des surgissements de surprises
Ces ondes d’existence non corrompues d’observations élargissent son champ de manifestation

(Elles franchissent les portes de la vie et de la mort)

 

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