Le Répondant

Il me semble ouvrir les yeux sur une qualité qui permet d’ouvrir les yeux
Comme si les corps et les mentalités n’existaient pas dans une causalité connue
Comme si la puissance intentionnée n’était ni toute en l’Homme, ni toute en Dieu
Sans besoin qu’existe Homme et Dieu, mais pour ce que choisit l’Homme

« J’ai essayé de faire de mon mieux dans cette comparaison, et j’ai rencontré mon corps, mon mental, mon travail acquis et ma concentration »

La douleur et l’affliction préparent un contentement de soi qui parle de voix forte
Et ce contentement de soi n’est plus celui du mental de l’Homme
J’ai manqué mes actes dans un Éther-répondant, alors que je voulais bien agir
Mais pas contre ce que choisit Dieu, sans besoin qu’existe Dieu et Homme

« Tu as de mauvais yeux, et ton papa ne sait pas plonger, mais je t’aime et tu m’aimes – dis-je à ma fille pour essayer de nous instruire tous les deux, et pourtant mon corps a beaucoup appris derrière mes regrets égoïstes»

Le divin est voilé en chaque chose, et il ne faut l’insulter ni en l’autre ni en soi
Tout son effort, toutes les douleurs et les afflictions sont ici, matière résonnante
Ce monde est trop plein de prouesses pour moi et je n’en ferai pas le tour
Égaré dans plus que mon chemin comme tout ce qui est séparé du reste

« C’est pas grave, si tu es le dernier – me dit la vie de ma sœur bloquée dans son corps et dans son esprit, et je devine une sagesse qui me manque ou bien je m’illusionne »

Affligés, mais édifiés par le Divin qui s’afflige, c’est ce que nous nous faisons
Voilà comment je tombe individuellement sans aucun plaisir, sans l’avoir voulu
Mais en ayant choisi que la causalité inconnue ne permette pas que j’afflige un autre
Un choix mien et profond déroutant mes actes ? Ou encore mon ego qui se satisfait ?

« Et je recommencerai à perdre tant que je voudrai gagner en souhaitant que les autres perdent – voilà Puissance-de-loi d’un être-monde-divisé refaisant son unité dans l’action occulte, sa joie »

Je ne veux pas être ce que tu es, mais ce que je fais de toi, et je vise la maîtrise
L’homme peut le comprendre, mais pas quand le Répondant le lui dit
Dans l’unité de l’Homme sont les œuvres magistrales montrées à ceux d’en haut
Nos actes les nôtres par toutes les preuves montrées à ceux d’en bas

« Je cacherai aussi mes incapacités par mon ego derrière le masque de Dieu »

Les vagues d’évènements surgissent inlassablement sous le regard lointain
L’oubli consolateur des vues aveugles sonne comme leurs brisures sur le dur
Sans besoin qu’existe vagues et brisures, mais pour ce que choisit l’apparence
Afflictions et excellences, jugées dans cet éther tenu aux mains frêles

« L’Existence n’a ni passé ni futur, ni ici, ni là, elle est ce qui nous anime et se cherche »

Les impossibles des créatures divergent du creux et du haut de la vague, comme l’erreur
Qui fait ce regard lointain, contemplant depuis la terre lointaine, depuis ailleurs
Pour la loi de l’ego qui ne porte jamais de repos, son courage possible aux beaux gestes
Le Répondant ne donne pas à l’homme sa vérité si facilement, il ne gagne pas pour nous

« La houle roule dans l’existence les apparences pour nous montrer nos choix »

Nos naissances ont coulé de tant de morts, comme l’esthétique, comme des regrets
Et l’œil échoué au rivage de l’océan cherche encore comment devenir cette houle
Pour l’esprit insulté qui bute sur lui-même, des réponses murmurantes ont la simplicité du Libre
Le présent est un être nouveau qui vivifie depuis quelque part, depuis l’impossibilité des regrets

« L’orage passe, tout s’emporte, le Répondant clarifie en soi, sa loi se passe de vaines paroles »

La flamme qui brûle le corps s’éteint de brûler, mais pas la vue de son existence
La flamme qui brûle la flamme, subtile en comparaison, illumine un corps surpris
Elle brille de mon choix irréversible, et vers sa lumière s’oriente une existence clarifiée
Toutes les pensées, tous les actes, toutes les attentes ne s’évalueront qu’à sa présence

« La foi en quelque chose porte les réussites et les égarements, mais disparaît toute foi-en-quelque-chose que l’esprit reconnaît comme entravant sa liberté de choisir»

La manifestation de l’improbable est une question sans mots choisis par l’Homme
Le corps est généreux d’efforts pour plaisirs et souffrances, et cela fait cette question
Du poids d’un grain de sable ou d’une montagne, nulle existence ne compare cette question
La réponse choisie par l’Homme dans le calme ou l’orage qui passe pèse cette question

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