AUGMENTATION

 

Cela est non discernable par la Pensée
Elle est la voie qui façonne à l’extérieur
Elle est la voie qui s’arrête sur l’obstacle
Et ta conscience lui donne la forme qu’elle peut
Ma pensée dit ainsi que ma conscience est plus que ma pensée

Si tu ne sais pas comment agir tu devras discerner entre tes pensées
Voilà ce que fait le mental selon la pensée de verbe
Mais tu peux aussi être aveugle, alors rien ne te sera connu
Tu devras chercher des inflexions mentales, des visions toujours nouvelles
Ou bien laisse-les te reprendre, mais pas comme mémoire plate

Que ça vienne prendre forme depuis la nuit vers le jour
Et les yeux grands ouverts va dans le sens de ta pente
Car ce qui devient et s’amplifie et s’accomplit en actes est vrai
Et si ce n’est qu’une petite part c’est la totalité pour ta conscience
Et elle s’augmentera encore en dépassant ton existence

Mental mieux accroché à des contacts qu’à des fictions
Le réel l’érige dans la courbure de son train d’évènements
Son mot védique est « Augmentation », bien accroché en pensée
Il est la voie qui façonne tout en lui-même
Il est ce Brahman, l’Autre qui dépasse tout en lui-même

Ferme tes yeux, qui étais-tu avant de les fermer ?
Qu’as-tu fait pour que tes yeux fixent droitement le noir sous tes paupières ?
L’espace en soi t’apparaît, vaste, sombre et pourtant limpide, il s’étonne
Ce peut être autre chose encore, la pensée peine et traduit toujours en bas
Potentiel de devenir, qu’as-tu connu et sacrifié pour ta preuve ?

Tu seras aussi tenté par la souffrance par ta sincérité et ta force
Voilà ce que fait le mental selon la pensée qui gouverne ce monde
Vivant comme si tu étais seul, mais en compagnie de qui es-tu en toi-même ?
C’est double que tu es vraiment : comment tu t’habilles de pensées, d’intentions, d’actes
Et ce qui te surprend comme événements, contre lesquels ton être est impuissant

Que fais-tu de l’Autre en toi ? Voilà ce que fait le mental selon ta conscience
À chaque instant ta pensée voile l’Autre d’attirances ou de dégoûts
Et pourtant il est réalité en toi discernable en sensation d’augmentation
Ce que tu fais de l’Autre en toi tu le fais à toi-même
Mais tu es unidimensionnel à être cette pensée qui s’afflige

Car rien n’est vrai ou faux, rien n’est bien ou mal dans les modèles de la pensée
Et c’est pour cela qu’elle ne se transmet pas sans conscience
Je fais de mon être cette sensation en rupture, comme mon acte ultime
Et que viennent ensuite mes pensées et ce qui me surprend comme événements
Et je saurai combien je me suis menti si je trouve une différence dans l’augmentation

Qui suis-je ? La somme de mes pensées et de mes annulations de pensées. Je suis le Réel déployé pour mon corps dans mes représentations mentales, mais je peux sentir l’augmentation devenir sensible entre les pensées par leur sacrifice dans le temps du sacrifice, ou de façon moins consciente par l’accomplissement d’actes que l’augmentation permet. Et qui sait faire ce sacrifice sans se l’anéantir en commentaires ? Qui en apprend la nécessité fécondante pour les actes ? Tout le réel extérieur représenté par la pensée sans conscience s’y oppose. Je suis accomplissement et frustration, vitalité et mort, et bien d’autres choses encore, mais moins que l’augmentation discernable en moi. Elle est préférable sous les tentantes répétitions de pensées-sans-pouvoir-de-faire.

Qui es-tu ? Tu es ce que tu fais, et tu ne fais pas tout comme l’Autre peut le faire en chaque conscience, mais tu fais seulement ce qui t’en apparaît par ton discernement. Si cette sensation est absente, tu es perdu dans la confusion. Sans cesse ta pensée-qui-fige est ta diminution depuis ton extérieur, ta conscience-informulée est l’augmentation depuis ton intérieur. Découvre ainsi ton Bien et ton Mal, puis cherche plutôt la vision en sacrifiant la pensée-suiveuse. Tu es celui qui s’épuise par l’extérieur, tant que la plus petite part de l’extérieur n’est pas en toi. Tu es ce que tu fais de cet Autre qui est en ta compagnie, et cela est bien ou mal selon que tu souffres ou pas. Tu es un autre auprès des autres, et si tu ne fais pas volontairement ce sacrifice de toi-sans-pouvoir-de-faire pour ton accomplissement, l’Autre comme évènements extérieurs te le fera faire quand même. Dans cette confusion tu mourras et tu vivras par les répulsions et les attractions que les êtres pensants connaissent, tu ne seras pas conscient, tu passeras toujours et de toute façon près de cet Autre, tu seras toujours potentiellement disponible pour l’augmentation.

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